La transplantation rénale prolonge et améliore la vie et le confort des patients en cas de défaillance ultime de la fonction rénale, en transplantant un nouveau rein sain au sein du corps du patient.

Elle est indiquée en cas d’insuffisance rénale chronique au stade terminal, avant ou après mise en dialyse rénale.

En effet, les reins ont pour fonction de filtrer le sang de ses déchets (aboutissant à la formation et à l’excrétion d’urine) mais aussi ont un rôle « enzymatique » intervenant dans le métabolisme phospho-calcique, la production de globules rouges et la régulation de la tension.

En cas d’insuffisance rénale terminale, le patient doit subir des séances de dialyse c’est à dire d’épuration des déchets du sang. Ces séances sont très astreignantes.

La transplantation rénale consiste à prélever un rein en bon état de fonctionnement chez un sujet qualifié de donneur (qui peut être vivant ou en état de mort cérébrale), et à le transplanter chez le patient malade qualifié de sujet receveur.

Cette transplantation est soumise à des règles immunologiques car chaque individu possède des caractéristiques différentes (comme par exemple le groupe sanguin) et il faut veiller à ce qu’on appelle une compatibilité optimale entre les données immunologiques du rein appartenant au sujet donneur et celle du receveur, de façon à limiter ce qu’on appelle le risque de rejet de greffe. Des traitements lourds immunosuppresseurs auront donc pour tâche de limiter le risque de rejet et leur bonne observance est donc obligatoire.

Des règles éthiques datant des lois encadrent les activités de prélèvement et de transplantation:

  1. consentement présumé: le prélèvement peut s’envisager dès que la personne n’a pas exprimé son refus de son vivant (inscription sur la liste de refus); en absence de connaissance, le médecin doit alors s’efforcer de recueillir sa volonté à travers les témoignages des membres de sa famille.
  2. gratuité
  3. anonymat
  4. non publicité